Intention
Ce guide pour visiter Poitiers s’adresse aux voyageurs curieux, aux photographes, aux passionnés d’histoire et aux explorateurs indépendants qui souhaitent découvrir l’une des villes historiques les plus sous-estimées de France.
Si vous aimez marcher plutôt que de conduire, vous perdre plutôt que courir après le temps, et découvrir des histoires cachées derrière des portes ordinaires, Poitiers mérite une place sur votre itinéraire.
Informations pratiques : Poitiers en un coup d’œil
⚠️ Idéal pour : les amateurs d’histoire, les photographes, les gourmands, les amateurs de vin, les voyageurs curieux et tous ceux qui apprécient le slow travel.
🕒 Combien de temps prévoir ? Trois jours constituent une excellente base. Cela permet de découvrir les principales églises, les musées, les restaurants, les trésors cachés et les expériences au bord de l’eau sans avoir l’impression de courir. Quatre jours seraient encore meilleurs.
🚗 Faut-il une voiture ? Non. Poitiers est l’une des villes les plus agréables à parcourir à pied que j’ai visitées en France. Entre le train, les taxis et vos propres jambes, une voiture devient rapidement plus contraignante qu’utile dans le centre historique.
👟 Marchabilité : Excellente. Le cœur historique est compact et facile à explorer, même si vous devrez composer avec quelques côtes et des rues pavées.
🚆 Comment s’y rendre ? Le moyen le plus simple est d’emprunter le TGV depuis l’aéroport Paris Charles de Gaulle. Prévoyez toutefois un peu plus de temps que prévu : CDG est beaucoup plus vaste que la plupart des voyageurs ne l’imaginent.
📍 À ne pas manquer à Poitiers
- Le pont caché vieux de 800 ans à l’intérieur du Nid de Cigognes
- L’église Saint-Hilaire-le-Grand et son lien avec le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle
- Un apéritif en fin de journée à la Guinguette Pictave
- La Fabrique de Parapluies François, qui fabrique des parapluies depuis 1882
- Le Baptiste Saint-Jean, l’un des plus anciens édifices chrétiens d’Europe occidentale
📸 Incontournables pour les photographes
- La façade de Notre-Dame-la-Grande
- Les intérieurs de la cathédrale Saint-Pierre
- L’heure dorée le long du Clain
- Le pont caché du Nid de Cigognes
- Les ruelles médiévales et les détails architecturaux du centre historique
💡 Conseil Slow Travel : laissez de la place à la curiosité dans votre programme. Certaines des expériences les plus mémorables de Poitiers ne figurent sur aucune carte ni aucun itinéraire. Elles surviennent lorsque vous prenez le temps de flâner, de poser des questions et de regarder un peu plus attentivement.
La curiosité est peut-être la chose la plus importante à emporter avec vous
La curiosité est peut-être la chose la plus importante à emporter lorsque vous visitez Poitiers.
Je ne le savais pas encore lorsque j’ai atterri en France.
À ce moment-là, ma principale préoccupation était de trouver mon train.
Le plan semblait pourtant simple : atterrir à l’aéroport Paris Charles-de-Gaulle à 7 h 05, rejoindre la gare, monter dans le TGV de 8 h 09 et arriver à Poitiers avant le déjeuner.
Le train était là.
Moi, non.
Ce que personne ne vous dit à propos de Charles-de-Gaulle, c’est que lorsqu’une personne vous indique : « La gare est par là », elle oublie souvent de préciser que cela peut représenter vingt minutes de marche à travers des terminaux, des escalators, des couloirs et des passages qui semblent ne jamais finir.
Le temps de passer les contrôles, de découvrir les nouveaux systèmes de reconnaissance faciale, de traverser l’aéroport avec mes bagages et de comprendre où je devais me rendre, mon train était parti depuis… deux minutes.
Bienvenue en France.
Cinq heures plus tard, après plusieurs correspondances, quelques erreurs de direction et une formation accélérée sur le fonctionnement du réseau ferroviaire français, j’arrivais enfin à Poitiers.
Avec le recul, manquer ce train a peut-être été la meilleure chose qui pouvait m’arriver.
Car Poitiers m’a appris quelque chose que je pensais déjà comprendre.
Le slow travel.
Pendant longtemps, j’ai cru que le slow travel signifiait simplement voyager plus lentement. Peut-être était-ce réservé aux retraités. Peut-être fallait-il simplement rester plus longtemps dans une destination. Peut-être s’agissait-il de faire moins de choses.
Je me trompais.
Le slow travel ne consiste pas à avancer lentement.
Il consiste à être attentif.
C’est s’installer à la terrasse d’un café et remarquer que la première rangée de chaises fait toujours face à la rue parce qu’observer les passants est considéré comme une activité parfaitement acceptable pendant un apéritif.
C’est emprunter une ruelle parce qu’un détail attire votre regard.
C’est prendre le temps de discuter avec un artisan parapluier dont la famille répare des parapluies depuis 1882.
C’est entrer dans ce qui semble être une boutique ordinaire et découvrir un pont caché vieux de huit siècles.
Plus vous êtes curieux, plus Poitiers vous récompense.
Et Poitiers récompense la curiosité sans relâche.
Comment ai-je voyagé ?
Je me suis déplacé principalement à pied, à vélo électrique et en train à travers la Nouvelle-Aquitaine, en France.
Le réseau ferroviaire français est l’un des moyens les plus simples et efficaces pour voyager à travers le pays. La plupart des voyageurs utiliseront principalement deux types de trains au cours de leur séjour.
Les TGV (Trains à Grande Vitesse) relient les grandes villes comme Paris, Bordeaux, Lyon et Marseille à des vitesses élevées, ce qui rend les longs trajets étonnamment rapides.
Les TER (Transports Express Régionaux) desservent les villes et villages plus petits à l’intérieur de chaque région. Ils sont souvent utilisés pour rejoindre des destinations comme Cognac, Saint-Émilion ou Sarlat.
Pour les voyageurs arrivant à l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, Poitiers est facilement accessible en train, généralement grâce à un TGV direct ou avec une simple correspondance à Paris.



Premières impressions d’une ville perchée sur son plateau
Lorsque je suis finalement arrivé à la gare de Poitiers, j’ai rapidement découvert une autre réalité logistique importante.
La gare se trouve au fond de la vallée.
La ville historique, elle, est installée sur un plateau rocheux.
Après un vol de nuit, un train manqué et une valise qui avait déjà suffisamment souffert pour une journée, j’ai pris une décision.
J’ai pris un taxi.
Et je ne regrette absolument rien.
Aurais-je pu monter à pied ?
Oui.
En avais-je envie ?
Pas le moins du monde.
Si vous transportez du matériel photo, des bagages lourds ou si vous n’appréciez pas particulièrement les souffrances inutiles après un long vol, investissez dans un court trajet en taxi jusqu’au sommet.
Une fois arrivé dans le centre historique, tout a changé.
La ville m’a immédiatement paru accessible.
À taille humaine.
Facile à parcourir.
Les rues se sont rétrécies.
La circulation a disparu.
Les bâtiments de pierre bordaient les ruelles.
Les clochers apparaissaient à chaque coin de rue.
Les terrasses animaient les petites places.
Et en quelques minutes, je me suis retrouvé à faire ce que je fais le mieux lorsque je voyage :
Flâner.

Credit: Visit Poitiers-Escalier-des-Dunes-©Stéphane-Gardais-
Un hôtel installé dans une ancienne chapelle
Pendant mon séjour, j’ai posé mes valises à l’Hôtel Mercure Poitiers Centre, situé au 14 rue Édouard-Grimaux.
Le qualifier simplement d’hôtel me semble presque injuste.
Le bâtiment occupe une ancienne chapelle jésuite du XIXe siècle transformée en l’un des hébergements les plus uniques dans lesquels j’ai eu l’occasion de séjourner.
La première chose qui frappe est l’échelle du lieu.
D’immenses arches gothiques.
Des plafonds vertigineux.
Des murs de pierre chargés d’histoire.
Puis, presque par magie, des chambres modernes apparaissent à l’intérieur de cette architecture sans en dénaturer le caractère.
Ma chambre s’étendait sur deux niveaux et est rapidement devenue un refuge confortable après de longues journées de marche. Après avoir passé des heures à explorer les églises, les musées, les marchés et les trésors cachés de la ville, revenir ici ressemblait davantage à un retour dans l’histoire de Poitiers qu’à un simple retour à l’hôtel.


Au coucher du soleil, les murs de l’ancienne chapelle semblaient s’illuminer sous la lumière dorée qui traversait l’architecture historique. Plus d’une fois, je me suis arrêté quelques instants avant le dîner simplement pour admirer ce contraste entre passé et présent.
Les Archives
Rattaché à l’hôtel, le restaurant Les Archives mérite également toute votre attention.
La salle est spectaculaire.
L’architecture historique y poursuit son récit avec de hauts plafonds, une impressionnante structure de pierre et une intégration réussie d’éléments contemporains. C’est le genre d’endroit où l’on ralentit instinctivement pour prendre le temps d’observer ce qui nous entoure.
La cuisine met en valeur les produits régionaux à travers une approche bistronomique élégante, sans jamais tomber dans la prétention. Que ce soit pour le déjeuner ou le dîner, Les Archives complète parfaitement une expérience slow travel à Poitiers.
Le soir venu, j’étais généralement prêt pour une douche, une courte pause et une nouvelle promenade dans la ville.
Car le slow travel, finalement, est étonnamment épuisant.

Plus de 2 200 ans d’histoire
L’une des premières choses que j’ai comprises à Poitiers, c’est qu’aucune lecture préparatoire ne pouvait vraiment me préparer à la quantité d’histoire concentrée dans une ville aussi compacte.
Poitiers a plus de 2 200 ans.
Tout commence avec Lemonum, une place forte de la tribu gauloise des Pictons, bien avant l’arrivée des Romains. Ces derniers transformeront ensuite la cité en un important centre administratif doté de thermes, d’un amphithéâtre et d’un réseau de rues organisé. Dès le IVe siècle, Poitiers devient l’un des premiers grands centres chrétiens de France.
Au fil de mes promenades dans la ville avec les guides locaux, une question revenait constamment dans mon esprit :
Pourquoi autant d’histoire est-elle concentrée ici ?
La réponse est finalement assez simple.
Poitiers n’était pas seulement une ville importante.
À plusieurs reprises au cours de son histoire, elle a joué un rôle comparable à celui d’une capitale.
Au Moyen Age
Au Moyen Âge, Poitiers devient le cœur politique du comté du Poitou et du duché d’Aquitaine. C’est l’époque d’Aliénor d’Aquitaine, l’une des femmes les plus puissantes et influentes de l’histoire européenne. Sa cour est installée ici et, pendant un temps, certaines des décisions politiques les plus importantes d’Europe occidentale sont prises entre ces murs.
Quelques siècles plus tard, durant la guerre de Cent Ans, Paris passe sous le contrôle anglais. Le roi Charles VII transfère alors sa cour, son administration et son parlement à Poitiers, faisant de la ville la capitale de fait du royaume de France pendant plusieurs années. Ses adversaires le surnomment même avec ironie le « Roi de Poitiers », tant son pouvoir repose alors sur cette ville, avant que Jeanne d’Arc ne contribue à changer le cours de l’histoire.
Soudain, beaucoup de choses commencent à prendre sens.
Les immenses églises.
Le palais.
La concentration exceptionnelle de bâtiments religieux.
Les couches successives d’architecture.
Cette impression constante est que la ville a joué un rôle bien plus important que ne le laisse supposer sa taille actuelle.
Ce qui m’a le plus fasciné n’est pas simplement l’ancienneté de Poitiers.
Ce sont ses couches d’histoire.
Ici, rien ne semble vraiment disparaître.
Les nouvelles constructions reposent sur les anciennes.
Les murs médiévaux soutiennent des bâtiments plus récents.
Des fondations antiques se cachent sous des commerces contemporains.
L’histoire n’est pas enfermée dans les musées.
Elle est intégrée à la ville elle-même.
À plusieurs reprises, je me suis retrouvé à essayer d’écouter, photographier, apprendre et simplement apprécier ce que j’avais sous les yeux en même temps.
Chaque guide semblait avoir une nouvelle histoire à raconter.
Chaque église représentait un siècle supplémentaire à découvrir.
Chaque rue révélait une nouvelle strate du passé.
Le défi n’était pas de trouver quoi faire.
Le défi consistait à absorber plus de deux millénaires d’histoire avant que la prochaine découverte n’apparaisse au coin de la rue.

Le pont caché que personne ne s’attend à trouver
L’une de mes découvertes préférées à Poitiers est arrivée complètement par hasard.
Alors que j’explorais le centre historique avec Agnès, mon formidable contact local, nous nous sommes arrêtés au Nid de Cigognes, situé au 10 rue du Marché Notre-Dame.
À première vue, il s’agit d’une charmante épicerie fine. Huiles, produits régionaux, vins, cadeaux et spécialités locales garnissent les étagères. Le genre d’endroit où l’on passe facilement plus de temps que prévu.
Pendant que je regardais les produits, Agnès m’a lancé un sourire avant de me poser une question toute simple.
« Tu te souviens du pont dont je te parlais ? »
« Il est juste là. Ce sont les arches. »
La plupart des visiteurs ignorent probablement qu’il s’agit d’un véritable pont.
Lorsque j’ai finalement levé les yeux au-dessus des étagères, je me suis arrêté net.
Au-dessus de moi se dressaient trois immenses arches romanes en pierre.
Pas d’arches décoratives.
Pas de reproductions.
Un véritable pont médiéval.
Ces arches appartiennent au Pont de la Salle, un ouvrage vieux d’environ 800 ans qui franchissait autrefois les douves défensives reliant la place du marché au Palais des Comtes de Poitou et des Ducs d’Aquitaine.
Au fil des siècles, les douves ont disparu.
La ville s’est développée.
Les bâtiments se sont construits autour de la structure.
Et pourtant, le pont a survécu.
Aujourd’hui, les visiteurs viennent acheter des produits régionaux, boire un café ou discuter entre amis sous une maçonnerie qui se trouve là depuis plus de huit siècles.
Debout sous ces arches, je n’ai pas pu m’empêcher de sourire.
Combien de personnes entrent ici chaque jour sans réaliser qu’elles se trouvent sous un pont médiéval vieux de 800 ans ?
Le pont ne figurait pas sur mon itinéraire.
Il n’était pas mis en évidence sur une carte.
Je n’étais certainement pas venu à Poitiers en m’attendant à découvrir cela.
Cette découverte a été possible parce qu’une personne passionnée par sa ville a accepté de partager un secret, et parce que j’ai pris le temps de l’écouter.
Poitiers regorge de découvertes de ce genre.
Et parfois, pour trouver les véritables trésors, il suffit de lever les yeux, de regarder sur le côté ou même derrière soi.
À Poitiers, l’histoire, les anecdotes et les trésors locaux se cachent souvent à la vue de tous.
Il suffit simplement de ralentir suffisamment pour les remarquer.


Au cœur du patrimoine religieux de Poitiers
Surnommée autrefois la Ville aux Cent Clochers, Poitiers possède l’un des ensembles d’architecture religieuse les plus impressionnants qu’il m’ait été donné de découvrir.
Même si la religion ne vous intéresse pas particulièrement, l’histoire, l’architecture et le savoir-faire qui se cachent derrière ces monuments sont impossibles à ignorer.
L’église Notre-Dame-la-Grande attire immédiatement le regard grâce à son extraordinaire façade romane.
Les détails semblent infinis.
Chaque fois que je levais les yeux, je remarquais un nouveau personnage, un nouvel animal ou un nouvel élément sculpté dans la pierre.
⚠️ Les voyageurs qui prévoient de visiter Poitiers doivent toutefois savoir que Notre-Dame-la-Grande est actuellement fermée pour environ un an, le temps que d’importants travaux de restauration et de nettoyage soient réalisés.
Je n’ai donc pas pu découvrir l’intérieur lors de mon séjour.
Heureusement, l’extérieur demeure à lui seul l’un des plus beaux exemples de l’architecture romane en France et constitue un incontournable lors d’une promenade dans le centre historique.
Face à cette façade vieille de plusieurs siècles, il est facile de comprendre pourquoi elle est devenue l’un des symboles les plus emblématiques de Poitiers.

Cathédrale Saint-Pierre
La cathédrale Saint-Pierre offre une expérience complètement différente.
Ici, ce sont les proportions gothiques qui dominent.
Les immenses voûtes, les colonnes monumentales et les magnifiques vitraux racontent des histoires qui traversent les siècles. Debout sous ces plafonds vertigineux, on comprend rapidement pourquoi Poitiers a occupé une place aussi importante dans l’histoire de France.
Baptistère Saint-Jean,
À quelques pas seulement se trouve le Baptistère Saint-Jean, considéré comme l’un des plus anciens édifices chrétiens de France et l’un des plus anciens monuments chrétiens conservés d’Europe occidentale.
Avant ma visite, je n’étais pas totalement certain de ce qu’était un baptistère.
Contrairement aux fonts baptismaux que l’on retrouve aujourd’hui dans la plupart des églises, les premiers chrétiens pratiquaient souvent le baptême par immersion. Le baptistère était donc un bâtiment distinct où les nouveaux croyants entraient dans un bassin d’eau dans le cadre de la cérémonie.
En découvrant ce lieu aujourd’hui, il est difficile de ne pas être impressionné à l’idée que des baptêmes y étaient déjà célébrés il y a plus de 1 600 ans.
Face à une telle longévité, on peine à imaginer le nombre de générations qui ont traversé cet espace avant nous.
Puis il y a Saint-Hilaire-le-Grand.
Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO et située sur l’un des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, cette église possède une atmosphère très différente de celle des autres grands monuments de la ville.
Plus calme.
Plus contemplative.
Plus intime.
Saint-Jacques-de-Compostelle.
Depuis plus de mille ans, des pèlerins franchissent ses portes en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle.
En observant les arches romanes et les volumes de l’édifice, il n’est pas difficile d’imaginer ces voyageurs arriver ici fatigués, pleins d’espoir et curieux de découvrir ce qui les attendait plus loin sur le chemin.
Que vous soyez attiré par l’histoire, l’architecture, la photographie ou l’héritage du pèlerinage, Poitiers offre quelque chose que peu de destinations peuvent égaler : la possibilité de traverser plus d’un millénaire d’histoire religieuse vivante en quelques rues seulement.



Apprendre de ceux qui connaissent la ville mieux que quiconque
J’ai voyagé un peu partout dans le monde et travaillé avec d’innombrables guides au fil des années.
Les bons guides rendent une destination plus facile à comprendre.
Les excellents guides vous la font voir autrement.
Pendant mon séjour en Nouvelle-Aquitaine, j’ai eu la chance d’être accompagné par certains des meilleurs guides avec lesquels j’ai travaillé.
Leur savoir semblait inépuisable.
À plusieurs reprises, j’ai plaisanté en disant qu’ils avaient davantage d’informations dans leur tête que je ne pourrais en retenir au cours d’un seul voyage. Chaque conversation ouvrait une nouvelle porte. Chaque réponse menait à une nouvelle histoire. Chaque monument semblait relié à quelque chose que je n’avais pas encore découvert.
L’une de ces personnes était Patrice Rocas.
Mon Experience Touristique
La journée avait bien commencé avant même qu’il ne prononce un mot.
Alors que je l’attendais dans le hall de l’hôtel, Patrice est arrivé… sur un skateboard.
À cet instant précis, j’ai su que j’avais gagné à la loterie des guides.
Au fil des heures qui ont suivi, il m’a partagé tellement d’informations qu’il m’est parfois arrivé d’oublier de regarder autour de moi. Chaque rue révélait une nouvelle anecdote. Chaque monument était lié à un personnage historique. Chaque bâtiment semblait cacher une raison d’être bien plus profonde que ce que l’on pouvait voir de l’extérieur.
Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est la façon dont il transmettait son savoir.
Jamais cela ne ressemblait à un cours d’histoire.
J’avais plutôt l’impression de découvrir la ville avec un ami qui connaissait absolument tout de Poitiers.
Musée Sainte-Croix
Plus tard, j’ai passé du temps avec Daniel Clauzier au Musée Sainte-Croix.
Si Patrice m’a aidé à comprendre la ville, Daniel m’a aidé à comprendre les femmes, les hommes, les artistes et la culture qui l’ont façonnée au fil des siècles.
Sa passion pour le musée était évidente dès les premières minutes.
Il parlait des collections, de l’histoire et des œuvres avec un enthousiasme contagieux. J’ai notamment découvert le travail remarquable réalisé autour des artistes féminines, à travers des expositions qui ont contribué à mettre davantage en lumière leur place dans l’histoire de l’art en France.
Ce qui aurait pu être une simple visite de musée est rapidement devenu l’un des moments culturels les plus marquants de mon séjour.
À la fin de mon passage à Poitiers, une chose m’est apparue clairement.
Les églises étaient impressionnantes.
L’architecture était magnifique.
L’histoire était fascinante.
Mais ce sont les gens qui ont donné vie à la ville.
Sans des passionnés comme Patrice et Daniel, j’aurais simplement vu Poitiers.
Grâce à eux, j’ai commencé à la comprendre.



Les marchés, la gastronomie et le rythme de la vie locale
S’il y a une chose que la France continue de faire exceptionnellement bien, c’est la nourriture.
Les repas ne sont pas expédiés.
Les conversations non plus.
Tout semble suivre un rythme différent.
Même si j’ai malheureusement manqué le célèbre marché du samedi, le Marché Notre-Dame fait partie des endroits que je placerais tout en haut de ma liste lors d’un prochain séjour.
Situé derrière l’église Notre-Dame-la-Grande, ce marché rassemble producteurs locaux, fromagers, boulangers, maraîchers et artisans de toute la région.
C’est l’endroit idéal pour découvrir le Chabichou du Poitou, le Tourteau Fromager, le Broyé du Poitou et une multitude d’autres spécialités régionales.
Mais au-delà des produits, c’est surtout un lieu où la vie locale s’exprime pleinement.
Si je retourne à Poitiers, mon samedi matin est déjà réservé.
Pas pour faire du tourisme.
Pour observer.
Pour goûter.
Pour mieux comprendre la région à travers sa gastronomie.
Car chaque territoire raconte son histoire à travers ce qu’il met dans l’assiette.



Image: Visit Poitiers-Église Notre-Dame-La-Grande 01 ©Aurélie Guisiano.jpg
De longs repas et de bons moments partagés
Certains de mes meilleurs souvenirs à Poitiers se sont construits autour d’une table.
Pas uniquement à cause de ce qu’il y avait dans l’assiette.
Même si la cuisine était excellente.
Ce dont je me souviens le plus, c’est du temps.
Personne ne semblait pressé.
Les restaurants prenaient le temps de préparer les plats.
Nous prenions le temps de les apprécier.
Cela devient de plus en plus rare.
Au premier regard, on remarque la cuisine.
Quelques minutes plus tard, on commence à remarquer tout le reste.
Les jouets anciens.
Les voitures miniatures.
Les collections installées dans les moindres recoins.
Les peintures colorées qui décorent les murs.
L’ensemble donne davantage l’impression d’entrer dans la collection privée d’un passionné que dans une salle de restaurant traditionnelle.
Puis il y a le jardin caché.
Comme beaucoup de découvertes à Poitiers, il se trouve derrière un mur, totalement invisible depuis la rue. Cette terrasse couverte offre l’un des espaces les plus paisibles pour déjeuner ou dîner dans le centre historique. Protégée du bruit extérieur, elle ressemble à un secret partagé entre les habitants et les voyageurs suffisamment curieux pour s’aventurer un peu plus loin.
Lors de mon repas, j’ai dégusté un excellent cabillaud de l’Atlantique (morrue) accompagné de pain frais, de produits locaux et de cette atmosphère détendue qui rappelle pourquoi la France est devenue une référence mondiale en matière de gastronomie.
La Gazette
Située au 1 rue Gambetta, à quelques pas de l’Hôtel de Ville et du Palais de Justice, La Gazette occupe un immeuble datant des années 1870, construit durant la grande période d’expansion urbaine de Poitiers. Édifié dans le style haussmannien alors en vogue partout en France, le bâtiment est aujourd’hui l’un des lieux de rencontre les plus emblématiques de la ville.
Mais ce n’est pas seulement son emplacement qui attire.
C’est l’ambiance.
Dès l’entrée, le regard est attiré vers le haut.
La verrière.
Immense.
Lumineuse.
Elle baigne la salle de lumière naturelle et donne au lieu une atmosphère presque théâtrale.
Sous celle-ci, un impressionnant lustre semble flotter au-dessus des tables, tandis que les murs de pierre apparente, les briques rosées et les carreaux de ciment rappellent le caractère historique du bâtiment.
On pourrait facilement s’y installer pour un simple café.
Et finalement y rester bien plus longtemps que prévu.
C’est aussi ce qui distingue La Gazette.
Contrairement à de nombreux établissements français qui ferment entre le service du midi et celui du soir, ici la journée se déroule sans interruption.
Le café du matin laisse place au déjeuner.
Le déjeuner se transforme doucement en terrasse d’après-midi.
Puis viennent les cocktails.
Et enfin le dîner.
Le lieu change de rythme au fil des heures, mais ne perd jamais son énergie.
En journée, les tables se remplissent d’avocats, de professionnels et d’habitués travaillant dans les bureaux et institutions voisines.
Le soir venu, les voyageurs rejoignent les locaux.
Les conversations se croisent.
Les verres s’entrechoquent.
Et l’atmosphère devient celle d’une véritable place publique intérieure.
La carte suit la même philosophie.
Des classiques du bistrot français côtoient des plats plus contemporains.
Un tartare de bœuf.
Un fromage de chèvre local.
Un burger généreux.
Une salade fraîche.
Ou simplement un expresso entre deux découvertes de la ville.
Quelle que soit l’heure de la journée, La Gazette offre un aperçu vivant du Poitiers moderne.
Un lieu où l’on vient manger.
Mais surtout un lieu où l’on vient vivre la ville.



Auberge Chez Cul de Paille
Une autre expérience inoubliable m’attendait à l’Auberge Chez Cul de Paille.
Ouverte depuis 1645, elle figure parmi les plus anciens restaurants de Poitiers et possède probablement l’une des atmosphères les plus uniques qu’il m’ait été donné de découvrir.
Le bâtiment raconte déjà une partie de l’histoire.
Les marches en bois ont été polies par des siècles de passage. En montant ou en descendant l’escalier, il est difficile de ne pas se demander combien de personnes l’ont emprunté avant nous.
Puis vient l’une des traditions les plus charmantes de la maison.
Ici, on ne choisit pas simplement une bouteille de vin sur une carte.
On descend à la cave.
Accrochez-vous à la corde.
Regardez où vous mettez les pieds.
Et laissez-vous guider sous terre.
Des millions de pas ont probablement usé ces marches bien avant votre arrivée.
Dans la fraîcheur de la cave voûtée, entourée de murs de pierre séculaires et de rangées de bouteilles soigneusement alignées, le simple choix d’un vin devient une véritable expérience.
On prend le temps de regarder les étiquettes.
De discuter.
De découvrir les vins de la région.
Puis on remonte avec sa bouteille sous le bras pour poursuivre le repas.
De retour dans la salle, une autre couche d’histoire apparaît.
Les murs.
Ils sont couverts de signatures.
Artistes.
Musiciens.
Acteurs.
Écrivains.
Depuis des décennies, les visiteurs laissent leur trace directement sur les panneaux de bois et les murs du restaurant, créant une sorte de livre d’or vivant comme je n’en avais jamais vu auparavant.
Assis sous ces signatures, on a l’impression que chaque repas vient s’ajouter à une histoire qui s’écrit depuis des générations.
Et d’une certaine façon, c’est exactement ce qui se passe.



La Serrurerie
Puis il y a La Serrurerie.
Si La Gazette évoque une certaine nostalgie et si l’Auberge Chez Cul de Paille raconte l’histoire de Poitiers, alors La Serrurerie représente son esprit contemporain.
À l’origine, le bâtiment était un atelier de serrurerie.
Aujourd’hui, il est devenu l’un des lieux de rencontre les plus appréciés de la ville, tout en conservant une grande partie de son caractère industriel.
La vedette des lieux est sans contredit la cour intérieure couverte.
Une immense verrière de verre et de métal laisse entrer la lumière naturelle.
Les plantes adoucissent les lignes industrielles.
Et l’ensemble donne l’impression d’être à la fois dans un jardin secret, une bibliothèque et un salon de quartier.
Les détails sont partout.
Du mobilier vintage.
Des bibliothèques qui montent jusqu’au plafond.
Je m’attendais à découvrir une petite boutique.
Des carreaux patinés par le temps.
D’anciens éléments industriels intégrés avec soin à une décoration contemporaine.
C’est le genre d’endroit que les photographes adorent.
Chaque coin semble offrir une nouvelle composition.
Ce qui m’a le plus marqué, c’est la façon dont le lieu évolue au fil de la journée.
Les amateurs de café du matin laissent progressivement leur place aux clients du déjeuner.
Puis viennent les étudiants installés avec leur ordinateur portable.
Avant que les cocktails du soir et les longues conversations ne prennent le relais.
L’endroit ressemble moins à un restaurant qu’à un véritable lieu de rassemblement.
En repensant à ces trois adresses, chacune racontait une facette différente de Poitiers.
La Gazette apportait la nostalgie et les jardins cachés.
Chez Cul de Paille racontait l’histoire, les traditions et les caves à vin.
La Serrurerie mettait en lumière la créativité et la réinvention.
Ensemble, elles m’ont probablement appris autant sur Poitiers que sur n’importe quel musée ou monument.
Et c’est peut-être l’un des plus grands plaisirs du voyage.
Parfois, on découvre davantage une destination en partageant simplement un repas.



Le fabricant de parapluies depuis 1882
L’une de mes visites les plus mémorables à Poitiers n’avait rien à voir avec une église, un musée ou un monument célèbre.
Dès mon entrée dans l’atelier, j’ai cessé de regarder les parapluies.
Je regardais les couleurs.
Des centaines de parapluies artisanaux étaient suspendus ou exposés sur les murs, chacun possédant sa propre personnalité grâce aux tissus, aux motifs et aux manches de bois soigneusement façonnés.
L’endroit ressemblait moins à une boutique qu’à une galerie consacrée à un objet du quotidien auquel nous prêtons rarement attention.
Nichée dans la Grand’Rue du centre historique, la Fabrique de Parapluies François fabrique et répare des parapluies depuis 1882.
Cinq générations plus tard, la famille perpétue toujours ce savoir-faire dans le même atelier.
J’ai trouvé un véritable morceau d’histoire vivante de Poitiers.
Lors de ma visite, j’ai eu la chance de rencontrer le père et le fils qui poursuivent aujourd’hui l’aventure familiale.
Au fil de la visite, ils m’ont expliqué les différentes étapes de fabrication, les matériaux utilisés, les techniques d’assemblage et les tissus qui donnent à leurs créations leur caractère unique.
J’ai été fasciné par le souci du détail.
À une époque où la plupart des objets sont conçus pour être remplacés, cet atelier existe pour réparer, entretenir et préserver des objets pendant des décennies.
Puis est venue une autre surprise.
Derrière la boutique se cache un jardin privé, totalement invisible depuis la rue.
En France, certains des plus beaux espaces sont souvent cachés derrière des murs de pierre et d’anciens bâtiments.
Sans cette visite, je ne l’aurais jamais découvert.
La famille m’a partagé son histoire, montré les matériaux utilisés autrefois dans la fabrication des parapluies — y compris certains composants historiques issus de la baleine, autrefois recherchés pour leur souplesse et leur résistance — et m’a ouvert les portes d’un Poitiers que peu de visiteurs ont l’occasion de voir.
Pendant que le père et le fils démontraient leur savoir-faire, d’immenses ciseaux de tailleur reposaient sur les tables de travail couvertes de tissus.
Partout autour de moi, des générations de connaissances semblaient suspendues aux murs avec les parapluies.
Cet atelier m’a rappelé que les plus beaux souvenirs de voyage ont souvent peu à voir avec les monuments.
Ils naissent des conversations.
Des invitations inattendues.
Et de ces portes que l’on pousse sans savoir ce qui nous attend de l’autre côté.
Parfois, cela mène à un jardin caché.
Parfois, à une histoire transmise depuis cinq générations.



Fin d’après-midi à La Guinguette Pictave
Agnès m’a proposé de descendre jusqu’à La Guinguette Pictave pour prendre un apéro.
En quelques minutes, j’ai compris pourquoi les habitants aiment autant cet endroit.
Plutôt que d’emprunter les rues de la ville, nous avons suivi les sentiers qui longent la rivière en direction de l’Îlot Tison.
Immédiatement, le rythme a ralenti.
De petits poissons nageaient dans l’eau claire près des berges.
Les oiseaux chantaient dans les arbres.
Le bruit de la ville semblait s’effacer peu à peu.
Pendant quelques instants, j’avais l’impression d’avoir quitté Poitiers.
Et pourtant, la ville continuait à vivre tout autour de nous.
Des gens marchaient vers leur travail.
Des cyclistes passaient.
Des étudiants traversaient les ponts.
Les habitants se dirigeaient vers les cafés et les restaurants.
Ce qui m’a frappé, c’est à quel point tout semblait connecté.
On peut quitter le centre historique, suivre un sentier paisible au bord de l’eau, écouter les oiseaux, regarder la rivière s’écouler et rester malgré tout pleinement connecté au rythme de la ville.
Cet équilibre entre nature, histoire et vie quotidienne est l’une des grandes forces de Poitiers.
Lorsque nous sommes arrivés à La Guinguette Pictave, je n’étais plus seulement prêt pour un apéro.
J’étais prêt à m’asseoir et à profiter du moment.
Durant la journée, l’endroit est bien plus qu’un simple bar en bord de rivière.
Les visiteurs peuvent louer des kayaks, des canoës ou des planches à pagaie pour découvrir la rivière Clain depuis l’eau.
D’autres préfèrent simplement se détendre sur les plateformes flottantes et les passerelles de bois qui serpentent sur le site.
Les familles se retrouvent pour jouer.
Les amis se donnent rendez-vous après le travail.
Et les voyageurs découvrent un visage de Poitiers totalement différent de celui des églises et des rues médiévales situées plus haut.



Pourquoi Poitiers m’a surpris
Plus j’en apprenais sur Poitiers, plus je réalisais tout ce que j’ignorais.
Cela peut sembler étrange.
Mais je crois que c’est l’un des plus beaux cadeaux qu’une destination puisse offrir.
Poitiers n’a jamais cherché à m’impressionner.
Elle existe simplement.
Calmement.
Avec confiance.
Et avec patience.
La ville récompense ceux qui acceptent de ralentir.
De poser des questions.
De flâner.
De s’attarder un peu plus longtemps.
D’emprunter la rue secondaire plutôt que l’itinéraire évident.
Au moment de partir, je n’avais pas terminé Poitiers.
Loin de là.
J’avais simplement commencé à la comprendre.
Et c’est peut-être là la véritable leçon du slow travel.
L’objectif n’est pas de tout voir.
L’objectif est de remarquer davantage.
Et Poitiers est un excellent endroit pour commencer.
Questions fréquentes sur la visite de Poitiers
Absolument.
Poitiers rassemble plus de 2 200 ans d’histoire, une architecture religieuse remarquable, d’excellents restaurants, des ateliers d’artisans, des musées, des marchés et un centre historique particulièrement agréable à parcourir à pied.
Pour les voyageurs attirés par le slow travel en France, Poitiers représente une alternative authentique aux grandes villes françaises plus fréquentées.
Trois jours constituent une durée idéale.
Cela laisse suffisamment de temps pour explorer le centre historique, visiter les principales églises et musées, profiter de la scène gastronomique locale, découvrir des trésors cachés comme le Pont de la Salle et passer un après-midi à La Guinguette Pictave sans courir d’un site à l’autre.
Non.
Le centre historique est compact et facilement accessible à pied.
La majorité des attractions, restaurants, musées et hôtels se trouvent à courte distance les uns des autres. Des taxis et des services de transport comme Uber sont également disponibles pour les trajets plus longs ou pour les voyageurs arrivant à la gare avec des bagages.
Le moyen le plus simple est d’emprunter le train à grande vitesse TGV au départ de Paris-Montparnasse ou de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle.
Selon le service choisi, le trajet dure généralement entre 1 h 20 et 2 heures.
Oui.
Les rues médiévales, les églises romanes, la cathédrale gothique, les cours cachées, les ateliers d’artisans, les sentiers en bord de rivière et les nombreux détails architecturaux offrent une grande variété de sujets photographiques.
Les premières heures du matin ainsi que l’heure bleue sont particulièrement intéressantes pour la photographie.
La réponse pourrait vous surprendre.
L’une des découvertes les plus inattendues est le Pont de la Salle, un pont médiéval vieux de près de 800 ans dissimulé à l’intérieur d’une boutique spécialisée près de Notre-Dame-la-Grande.
Il illustre parfaitement les multiples couches d’histoire que l’on retrouve partout dans la ville.
Oui.
Poitiers se trouve sur la Via Turonensis, l’un des itinéraires historiques menant à Saint-Jacques-de-Compostelle.
L’église Saint-Hilaire-le-Grand, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, demeure aujourd’hui une étape importante pour de nombreux pèlerins.
Du printemps au début de l’automne.
Les conditions sont alors idéales pour les promenades, les repas en terrasse, les marchés et les activités au bord de l’eau.
L’été offre des soirées plus longues et des lieux animés comme La Guinguette Pictave, tandis que le printemps et l’automne permettent de découvrir le centre historique dans des températures particulièrement agréables.
À propos de l’auteur
Roland Bast est photographe de voyage, rédacteur et Destination Storyteller basé à Ottawa, au Canada. Membre de la TravMedia, il se spécialise dans les expériences de slow travel, les récits culturels et les guides logistiques qui aident les voyageurs à comprendre non seulement ce qu’il faut voir, mais aussi comment une destination fonctionne réellement.
Son travail combine photographie, expérience terrain et informations pratiques afin d’aider les lecteurs à découvrir les destinations sous un angle plus authentique et plus approfondi.
Divulgation de partenariat
Cette expérience a été réalisée dans le cadre d’un voyage de presse organisé par le Comité Régional du Tourisme de Nouvelle-Aquitaine et ses partenaires touristiques locaux.
L’accueil pouvait inclure l’hébergement, le transport, les repas et certaines activités.
Toutes les opinions, photographies et le contenu éditorial présentés dans cet article demeurent entièrement les miens.
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