Dans les coulisses
Ce guide slow travel de Cognac commence avec une petite victoire : pour une fois, je ne me suis pas perdu.
Rien que pour ça, je mérite une petite ronde d’applaudissements.
Après Poitiers, Cognac a marqué un vrai changement de rythme. Poitiers était curieuse, joueuse, parfois un peu chaotique, mais dans le meilleur sens du terme. Cognac, elle, avançait autrement.
Plus doucement.
Avec plus de tenue.
Presque comme si la ville avait déjà réservé une table pour le dîner.
Quand je suis arrivé à Cognac, même ma voix semblait s’être habillée pour l’occasion.
Dès les premiers instants, la ville m’a paru raffinée : le transfert depuis la gare, l’hôtel installé dans un ancien site lié à l’histoire du cognac, les visites guidées, les vieux chais, la lumière sur la Charente.
Tout invitait à ralentir.
Et peut-être, à se tenir un peu mieux. Au moins pendant quelques minutes.
Cognac est connue dans le monde entier pour son spiritueux, mais visiter la ville m’a rappelé qu’elle ne se résume pas à ce que l’on verse dans un verre.
C’est aussi une ville de savoir-faire, de patrimoine, de vieilles pierres, d’histoires familiales, de belles tables, d’hospitalité haut de gamme et de lumière sur la rivière.
Le genre de destination qui récompense les voyageurs lorsqu’ils arrêtent de courir.
L’intention de ce guide
Ce guide s’adresse aux voyageurs qui souhaitent visiter Cognac lentement, surtout dans le cadre d’un itinéraire en train à travers la Nouvelle-Aquitaine.
Il ne s’agit pas d’un guide technique sur la production du cognac. C’est un guide de voyage pour comprendre comment Cognac se vit sur place : comment arriver, où séjourner, quoi voir à pied, quelles visites guidées réserver, et pourquoi la Charente reste si importante dans l’histoire de la ville.
Cognac se découvre à travers ses chais, son architecture, ses restaurants, ses vues sur la rivière, ses maisons historiques et son atmosphère très particulière.
Une ville connue dans le monde entier pour un spiritueux, oui.
Mais aussi une vraie destination slow travel.
Quelques faits rapides
⚠️ Idéal pour : les voyageurs slow travel, les amateurs de gastronomie et de spiritueux, les photographes, les couples, les voyageurs en solo, les voyageurs de luxe et les passionnés de patrimoine.
🕒 Durée idéale : deux nuits minimum.
📍 Voiture nécessaire : non, si vous séjournez dans le centre. Cognac se visite très bien à pied, surtout autour de la vieille ville, de la Charente, des grandes maisons de cognac et de l’Hôtel Chais Monnet & Spa.
💡 Meilleure façon de voyager : arriver en train, dormir dans le centre, réserver les visites guidées à l’avance et garder du temps pour l’hôtel, la rivière, la vieille ville et une vraie marche sans programme.
Ce guide est-il pour vous ?
Ce guide de Cognac s’adresse aux voyageurs qui aiment découvrir la France plus lentement, avec du temps pour marcher, observer, visiter, bien manger et comprendre ce qui donne son caractère à une destination.
Il sera particulièrement utile si vous voyagez en train en Nouvelle-Aquitaine, si vous souhaitez séjourner dans le centre, et si vous aimez les expériences qui mêlent histoire, architecture, gastronomie, visites guidées et vraie identité locale.
Cognac convient bien aux voyageurs en solo, aux couples, aux photographes, aux amateurs de gastronomie, aux voyageurs LGBTQ+, aux voyageurs indépendants plus matures et à tous ceux qui cherchent une destination française raffinée, sans l’intensité d’une grande ville.
Il n’est pas nécessaire d’être expert en cognac pour aimer Cognac.
En fait, cela fait peut-être partie du plaisir.
La ville offre assez d’histoire, de lumière, de bonnes adresses et de récits guidés pour comprendre pourquoi son nom est connu dans le monde entier.
Mais Cognac mérite du temps.
Deux nuits permettent à la ville de devenir une vraie étape de slow travel, plutôt qu’un bel endroit traversé trop vite entre deux trains.
Comment j’ai voyagé de Poitiers à Cognac
J’ai voyagé de Poitiers à Cognac en train, avec une correspondance à Angoulême.
Poitiers à Angoulême
15 h 52 – 16 h 32
TGV Poitiers → Angoulême
Durée du trajet : 40 minutes
Angoulême à Cognac
16 h 57 – 17 h 48
TER Angoulême → Cognac
Durée du trajet : 51 minutes
L’itinéraire était simple, calme et facile à gérer. La correspondance à Angoulême était courte, mais réaliste, et arriver à Cognac en train correspondait très bien à ce type de voyage slow travel.
À la gare, l’Hôtel Chais Monnet & Spa avait organisé un transfert jusqu’à l’établissement. Avec du matériel photo, des bagages et plusieurs jours de train derrière moi, cet accueil ressemblait moins à un luxe qu’à une grande respiration.
Mon chauffeur connaissait très bien la région, ce qui a ajouté une autre dimension à l’arrivée. Avant même d’atteindre l’hôtel, Cognac me semblait déjà calme, polie et profondément liée à sa propre histoire.
Premières impressions de Cognac
Cognac me rappelle de Poitiers par certains aspects : des détails architecturaux, des églises, des rues historiques et cette impression de ville compacte que l’on peut explorer lentement à pied.
Mais Cognac joue une autre partition.
Le ton est plus doux, plus raffiné, plus étroitement lié à l’hospitalité. La vieille pierre est toujours là, mais elle côtoie ici des salles de dégustation, des maisons historiques, des restaurants gastronomiques, des cours tranquilles et des vues sur la Charente.
C’est ce contraste qui rend Cognac intéressante : une ville intime à parcourir à pied, mais immense par sa réputation.
On n’y vient pas pour courir entre vingt attractions. On y vient pour le patrimoine, les chais, la gastronomie, les visites guidées, la lumière sur la rivière et cette impression que le temps fait partie de l’expérience.

Pourquoi Hennessy a compté dans mon voyage à Cognac
La Maison Hennessy faisait partie des raisons pour lesquelles je voulais venir à Cognac.
Je voulais comprendre ce nom autrement que par la bouteille. Autrement que par les étagères des boutiques hors taxes. Autrement que par son image de luxe internationale.
Je voulais voir où cette histoire avait pris racine.
À Cognac, Hennessy n’est pas seulement une marque connue dans le monde entier. C’est aussi une porte d’entrée vers l’histoire de la ville : son lien avec la Charente, ses anciens chais, ses gestes de transmission et tout l’univers qui entoure l’eau-de-vie la plus célèbre de la région.
Mais Cognac m’a surpris avant même d’entrer dans une salle de dégustation.
Ma première vraie impression de la ville est venue de l’Hôtel Chais Monnet & Spa, une ancienne maison de cognac transformée en adresse hôtelière d’exception.

Où j’ai séjourné : Hôtel Chais Monnet & Spa
Ma base à Cognac était l’Hôtel Chais Monnet & Spa, un hôtel cinq étoiles installé dans un ancien site industriel lié à l’histoire du cognac.
Mais ce n’est pas simplement un hôtel de luxe dans un beau bâtiment ancien.
Le lieu conserve une vraie mémoire : celle des chais, des volumes industriels, des bâtiments patrimoniaux et de l’histoire de la famille Monnet. Ce qui rend l’adresse intéressante, c’est que la transformation n’efface pas ce passé. Elle compose avec lui.
L’arrivée donne déjà le ton.
Avant d’atteindre l’entrée vitrée, j’ai marché entre deux longs jardins d’eau bordés de roseaux, de hautes herbes, de plantes aquatiques et de mouvements tranquilles. Le design évoque les zones humides, mais dans une version maîtrisée et élégante : un corridor végétal qui mène vers une structure de verre contemporaine, encadrée par les bâtiments historiques du domaine.
C’était une très belle première impression.
De vieux murs de chaque côté.
Du verre moderne devant moi.
Et assez de verdure pour adoucir l’ensemble.
L’architecture
Puis l’architecture a pris toute la place.
À l’intérieur, l’Hôtel Chais Monnet & Spa donne l’impression d’un wow à l’intérieur d’un autre wow. Les matériaux bruts, la pierre historique, le verre contemporain, le métal, les volumes et les anciennes structures industrielles se répondent. Les espaces sont spectaculaires, sans jamais paraître froids.
Ma suite junior était calme, silencieuse et parfaite pour un vrai moment de récupération. Elle avait une terrasse, un dressing, une grande salle de bains et des poutres apparentes qui donnaient de la chaleur et de la structure à la chambre.
Des détails en fer noir séparaient l’espace salon de la chambre, avec ce contraste très réussi entre patrimoine et luxe contemporain.
Dans la chambre, une bouteille de Pineau des Charentes au nom de l’hôtel m’attendait avec quelques petites attentions. Après plusieurs jours de voyage, de photographie, de marche et d’écriture, ce genre d’accueil ne passe pas inaperçu.
Cette nuit-là, j’ai dormi huit heures solides.
Après plusieurs jours de trains, de visites, de photographie et de décalage horaire, cela ressemblait franchement à une expérience cinq étoiles en soi.
Le luxe, lorsqu’il est bien fait, ne se résume pas à l’apparence d’un lieu. Il se mesure aussi à la façon dont il améliore le reste du voyage.
À Cognac, l’hôtel a fait exactement cela.





Marcher seul dans Cognac
Avant le dîner, j’ai eu le temps de marcher seul dans Cognac.
C’est souvent comme cela que je commence à comprendre une ville : sans horaire, sans groupe, sans guide. Juste en tournant au hasard des coins de rue.
Le centre historique est compact, mais il ne semble pas figé. On y trouve de vieilles façades aux volets fatigués, des murs de calcaire pâle, des rues étroites, des cours tranquilles, des vitrines, des terrasses de café et des bâtiments qui semblent porter plusieurs versions de la ville à la fois.
Certains immeubles sont hauts, usés, légèrement irréguliers et très attirants visuellement. Le toit aurait peut-être besoin d’un peu d’amour, mais le bâtiment possède encore plus de personnalité que la moitié des constructions neuves du monde.
Cognac a du luxe, oui. Il y a des maisons célèbres, des salles de dégustation élégantes, de la gastronomie, de l’hospitalité cinq étoiles et des visites guidées très soignées.
Mais en dehors de ces espaces, la ville garde aussi son propre rythme quotidien.
Pour les photographes, Cognac est une ville de textures.
On remarque le calcaire, les volets, les lignes de toit, les reflets sur la rivière, les portes de chais et les intérieurs chaleureux. Tous ces détails deviennent encore plus intéressants lorsque la lumière s’adoucit.
Les visites guidées expliquent l’histoire.
La marche permet de la ressentir.

Dîner aux Foudres
Le dîner aux Foudres a été l’un des grands moments de mon séjour à Cognac.
Avec son étoile au Guide Michelin, Les Foudres ajoute une vraie dimension gastronomique à l’expérience de l’Hôtel Chais Monnet & Spa. La cuisine met en valeur le terroir charentais à travers des assiettes précises, élégantes et très travaillées, avec des produits comme la volaille fermière, les poissons du marché ou les pommes de terre de l’Île de Ré.
Mais Les Foudres ne se résume pas à ce qu’il y a dans l’assiette.
Le restaurant est installé dans les anciens chais de vieillissement de cognac de l’hôtel, et la salle fait pleinement partie de l’expérience. On n’entre pas simplement dans une salle à manger. On entre dans un lieu où l’architecture, les anciens fûts, la lumière, le service et la cuisine se répondent.
Avant le dîner, j’ai aussi exploré l’une des salles de dégustation de l’hôtel : murs sombres, fauteuils en cuir, vitrines remplies de bouteilles, lumière douce et tons profonds. L’atmosphère était intime, feutrée, presque confidentielle. Exactement le genre d’ambiance que Cognac sait créer sans trop en faire.
Les Foudres proposait un menu découverte, comme on en trouve souvent dans les restaurants gastronomiques français. La cuisine était délicieuse du début à la fin, mais ce qui m’a particulièrement marqué, c’est le service.
Tout était coordonné avec une grande précision. Lorsque les assiettes arrivaient, elles étaient servies à l’unisson. Ce type de service ne cherche pas à attirer l’attention. Il est discret, maîtrisé, profondément professionnel.
Mais aux Foudres, il ne faut pas regarder seulement les assiettes.
Il faut aussi regarder le corridor, les anciens fûts de cognac à l’étage supérieur, et la façon dont le coucher du soleil entre dans l’espace pour transformer toute la palette de couleurs.
À mesure que la lumière du soir traversait la salle, Les Foudres devenait encore plus chaleureux, presque cinématographique.
Une bouteille de Larsen Cognac était posée sur une table décorative, sur de vieux livres, à côté d’une rose. Puis la lumière dorée a changé. Elle a frappé le liquide ambré, et soudain, toute la scène s’est transformée.
La bouteille est devenue complètement photogénique.
Je suis retourné deux fois pour prendre la même photo.
Je n’ai pas pu m’en empêcher.
Certaines pièces comprennent les photographes.
Certaines bouteilles aussi.





Le bar sur le toit
Après le dîner aux Foudres, nous sommes montés au bar sur le toit de l’Hôtel Chais Monnet & Spa pour un cocktail au coucher du soleil.
La vue à 360 degrés permet de voir Cognac autrement : les toits, la vieille pierre, l’échelle intime du centre-ville et la façon dont l’hôtel s’inscrit dans le paysage.
Après une journée de visites, de marche et de découvertes, ce moment avait quelque chose de très simple.
Un verre.
La lumière du soir.
Cognac sous nos yeux.
C’était une belle transition entre l’intensité gastronomique des Foudres et le calme de la ville à la tombée du jour.


Une courte note sur le cognac
Cognac est l’un des noms français les plus connus au monde, mais ce spiritueux reste profondément lié à son territoire.
Il s’agit d’une eau-de-vie de vin protégée, produite dans une zone définie autour de la ville de Cognac. Elle naît de raisins blancs, le plus souvent de l’Ugni Blanc, puis elle est distillée, vieillie et assemblée selon des règles précises.
Mais pour un voyageur, l’essentiel est ailleurs.
À Cognac, le cognac n’est pas seulement une boisson. Il a façonné l’économie, l’architecture, les quais, les entrepôts, les chais, les routes commerciales et l’identité internationale de la ville.
C’est pourquoi visiter Cognac ne ressemble pas à une simple dégustation faite ailleurs.
Ici, on voit où l’histoire a pris racine.
Visite de la Maison Hennessy
Le lendemain matin a commencé par une visite de la Maison Hennessy.
Fondée en 1765, Hennessy a joué un rôle majeur dans le rayonnement international du cognac, notamment grâce au commerce, à l’exportation et à son lien historique avec la Charente.
La rivière compte ici.
Avant les routes modernes et les réseaux ferroviaires, la Charente était une grande voie commerciale. Les barriques, les matériaux et les produits finis circulaient vers les ports de l’Atlantique, puis vers les marchés internationaux.
Hennessy n’est donc pas installée au bord de la rivière par hasard. À Cognac, la géographie a façonné l’histoire.
La visite était soignée, informative et étonnamment amusante. L’un de mes moments préférés a été l’expérience en réalité virtuelle. Je ne vais pas révéler ce qui se passe, mais je peux dire ceci : c’était la seule fois où j’ai eu l’air mince comme un bonhomme bâton.
Donc oui, clairement, la technologie a ses avantages.
Après la visite, les visiteurs découvrent deux produits Hennessy et un cocktail à base de cognac lors de l’expérience de dégustation. Les guides étaient compétents, sympathiques et professionnels, avec une vraie énergie dans leur façon de raconter l’histoire.
Ma photo préférée de la dégustation n’était pas celle du plateau complet. C’était un seul verre, placé contre un mur chaud, captant juste assez de lumière ambrée pour donner l’impression que Cognac avait ralenti pendant une seconde.
La meilleure image n’est pas toujours la plus évidente.
Parfois, c’est le coin tranquille qui dit tout.
Les visites sont proposées en plusieurs langues, dont le français et l’anglais, avec d’autres options selon l’horaire et la demande.



Déjeuner à La Belle Époque
Le déjeuner à Cognac a apporté l’un des plats les plus inattendus du voyage : un hot-dog au homard à La Belle Époque, le restaurant situé à l’intérieur de l’Hôtel Héritage Cognac Centre.
Et non, ce n’était pas le lobster roll de style maritime que je connais au Canada.
C’était Cognac qui faisait les choses à sa façon.
J’ai déjeuné avec Romain, de la Maison Hennessy, que j’avais rencontré à Ottawa à l’automne 2025. Quelques mois plus tard, nous étions assis à Cognac, entre patrimoine, conversation et vieille ville, dans ce lieu où l’histoire devient soudain très concrète.
Située en centre-ville, au 25 rue d’Angoulême, La Belle Époque offre une pause bistronomique soignée, détendue et très bien placée entre une visite guidée et une marche dans Cognac.
Le hot-dog au homard était ludique, surprenant et franchement inattendu. Après une matinée riche en patrimoine à la Maison Hennessy, ce déjeuner a apporté une respiration plus légère avant de reprendre la marche dans la vieille ville.
C’est aussi ce que j’ai aimé à Cognac.
La ville peut être élégante, patrimoniale et sérieuse.
Puis, sans prévenir, elle vous sert un hot-dog au homard.



Église Saint-Léger de Cognac
En marchant dans le centre historique, j’ai fini par arriver devant l’Église Saint-Léger de Cognac, cette grande église que l’on aperçoit depuis plusieurs rues.
Elle a ce genre de présence.
On tourne un coin de rue, et soudain elle est là : la pierre, la hauteur, l’ombre, les détails sculptés et cette autorité tranquille d’un bâtiment qui a vu la ville changer autour de lui pendant des siècles.
À cause de sa taille, il est facile de la prendre pour une cathédrale, mais ce n’en est pas une. Historiquement, elle était liée à un prieuré bénédictin et reste l’un des édifices religieux les plus importants de Cognac.
Son histoire remonte au Moyen Âge, avec une construction commencée autour du XIIe siècle. Le portail roman est l’un de ses éléments les plus remarquables, avec des détails sculptés qui relient religion, temps, travail agricole et vie quotidienne dans la pierre.
À l’intérieur, l’atmosphère change.
Le son s’adoucit.
La rue disparaît.
La lumière devient plus calme.
L’Église Saint-Léger rappelle que Cognac ne se limite pas aux chais et aux maisons de cognac. La ville possède aussi une profondeur médiévale, une architecture sacrée et une histoire qui existe au-delà de la bouteille.


Pont Saint-Jacques, Porte Saint-Jacques et vue sur la Charente
La Charente est l’un des meilleurs endroits pour ralentir à Cognac.
Non pas parce qu’elle exige votre attention, mais parce qu’elle aide discrètement la ville à prendre sens.
Le Pont Saint-Jacques traverse la Charente près de l’une des vues les plus mémorables de Cognac. Depuis cet endroit, on commence à comprendre la ville autrement : la rivière, l’ancienne porte, les quais historiques et les maisons de négoce qui ont contribué à façonner l’identité mondiale de Cognac.
Au pied du pont, la Porte Saint-Jacques reste l’une des grandes traces des anciens remparts médiévaux. Elle donne au bord de la rivière un vrai sentiment d’arrivée, comme si la ville marquait encore le passage entre le vieux Cognac et le monde extérieur.
C’est aussi un excellent arrêt photo.
La rivière adoucit la pierre. Les reflets changent avec la lumière. Le pont donne de la perspective, et l’ancienne porte ajoute de la structure.
La Charente est belle, mais elle était aussi pratique. Avant la logistique moderne, elle reliait Cognac aux ports, aux marchés et au reste du monde.
Debout près du pont, on ne regarde pas seulement un paysage.
On regarde l’un des endroits où le patrimoine, le commerce et l’identité de Cognac se rejoignent le plus clairement.

Château Royal de Cognac et Baron Otard
Plus tard dans l’après-midi, j’ai visité le Château Royal de Cognac, qui ajoute une autre couche à l’histoire de la ville : l’histoire royale.
Le château est célèbre pour son lien avec François Ier, né à Cognac en 1494, avant de devenir l’un des grands rois de la Renaissance française.
Mais le lieu ne se limite pas à son passé royal. Il appartient aussi au monde du cognac grâce au Baron Otard, installé dans le château depuis plusieurs générations.
C’est ce mélange qui rend la visite intéressante : histoire royale, vieille pierre, rapport à la Charente, préservation du patrimoine et vieillissement du cognac.
À l’intérieur, la visite traverse des espaces voûtés, des salles de pierre et des chais de vieillissement. L’ambiance est plus sombre, plus fraîche, plus texturée qu’une salle de dégustation moderne. Les murs semblent lourds, les pièces gardent l’ombre, et la vieille pierre crée cette fraîcheur calme que l’on ressent immédiatement.
La visite avec Karine et Julio était impeccable. Ils m’ont guidé et aidé à comprendre comment les épais murs du château, la proximité de la Charente, l’humidité et les chais créent des conditions propices au vieillissement du cognac.
Ce n’est pas une salle de dégustation moderne qui prétend avoir une histoire.
Ici, l’histoire est déjà dans la pièce.
À la fin de la visite, nous avons pris le temps de savourer un cocktail préparé par Julio, notre mixologiste, avant mon transfert vers la gare de Cognac.





De Cognac à Bordeaux en train
Après la visite du Château Royal de Cognac, j’ai été transféré en voiture jusqu’à la gare, puis j’ai poursuivi ma route vers Bordeaux.
Cognac à Bordeaux
17 h 27 – 19 h 06
Train Cognac → Bordeaux
J’ai vécu Cognac comme une étape d’une nuit entre Poitiers et Bordeaux, et sur le plan logistique, cela a fonctionné. J’ai pu découvrir l’Hôtel Chais Monnet & Spa, Les Foudres, la Maison Hennessy, la vieille ville, la Charente, l’Église Saint-Léger et le Château Royal de Cognac.
Mais je vais être honnête : une nuit m’a semblé trop courte.
Pour un séjour de slow travel, je recommanderais au moins deux nuits. Cela permet de profiter davantage du spa, du bar sur le toit, d’une marche plus lente le long de la Charente, d’une autre visite de maison de cognac et d’un rythme moins comprimé.
Pourquoi j’ai aimé Cognac
Parce que tout semblait pensé avec soin.
L’arrivée en train était simple. Le transfert organisé par l’hôtel a retiré le stress. La ville se parcourait facilement à pied. Les visites guidées étaient soignées, l’architecture avait de la texture, la Charente adoucissait la ville et les vieux chais lui donnaient de la profondeur.
Cognac n’est pas une destination à surcharger. Elle fonctionne mieux lorsqu’on lui donne de l’espace : marcher dans les vieilles rues, entrer dans l’Église Saint-Léger, suivre la rivière, faire une visite guidée et regarder la lumière changer.
Et oui, prenez la photo deux fois si la bouteille capte parfaitement le coucher du soleil.
Questions fréquentes sur Cognac
Oui. Cognac vaut la peine d’être visitée pour son patrimoine, ses maisons de cognac, sa vieille ville, la Charente, ses visites guidées, sa gastronomie et son hospitalité haut de gamme.
Deux nuits sont idéales. Une nuit peut fonctionner, mais l’expérience sera plus comprimée.
Avec deux nuits, vous profitez mieux de l’hôtel, des visites, de la vieille ville, des maisons de cognac et du bord de la Charente.
Oui. Si vous séjournez près du centre, Cognac se visite très bien à pied.
Les maisons de cognac, les restaurants, la vieille ville, la rivière et plusieurs monuments sont facilement accessibles.
Le trajet le plus simple se fait en train, avec une correspondance à Angoulême.
Mon itinéraire était Poitiers → Angoulême en TGV, puis Angoulême → Cognac en TER.
Un peu, mais l’ambiance est différente.
Les deux villes ont un centre historique et des églises et se découvrent facilement à pied. Poitiers m’a semblé plus curieuse, plus stratifiée, tandis que Cognac m’a paru plus calme, plus raffinée et plus liée à l’hospitalité.
À Cognac, les principales expériences sont de visiter une maison de cognac comme Hennessy, de marcher le long de la Charente, d’explorer la vieille ville, d’entrer dans l’Église Saint-Léger, de découvrir le Château Royal de Cognac et de prévoir un bon repas.
Non. Même sans être amateur de cognac, la ville reste intéressante pour son architecture, son histoire fluviale, ses chais, sa gastronomie, ses visites guidées et son rythme de slow travel.
À propos de l’auteur
Roland Bast est un photographe de voyage, conteur de destinations et auteur de guides de voyage axés sur la logistique, basé à Ottawa. Membre de TravMedia et photographe primé par TMAC, il crée des guides narratifs qui aident les lecteurs à comprendre non seulement où aller, mais aussi comment un voyage fonctionne réellement sur place.
Son travail met l’accent sur le slow travel, la photographie, la gastronomie régionale, le patrimoine culturel, les itinéraires en train et les petits détails logistiques qui peuvent transformer un voyage.
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